Le Times Higher Education (THE) a publié son classement 2024 des universités d’Afrique subsaharienne, mettant en lumière les établissements qui se distinguent par leur impact, leur leadership éthique et leurs ressources. Une fois encore, l’Afrique du Sud s’impose en tête du palmarès, tandis qu’aucune université de la République démocratique du Congo (RDC) ne figure dans le top 100.
L’Afrique du Sud en force, le Ghana et le Rwanda progressent
L’Université de Johannesburg décroche la première place, grâce à ses performances exceptionnelles en matière d’accès et d’équité, ainsi que dans le domaine des ressources et du financement. L’Afrique du Sud place également trois autres institutions dans le top 10, dont l’Université de Pretoria (2ᵉ) et l’Université du Witwatersrand (3ᵉ).
Le Ghana marque une avancée notable avec deux universités dans le top 10. L’Université du Ghana grimpe à la 5ᵉ place, portée par ses bons résultats en impact africain et en accès et équité. De son côté, Ashesi University se classe 9ᵉ.
Le Rwanda confirme son ascension avec l’University of Global Health Equity (UGHE), qui passe de la 8ᵉ à la 4ᵉ place, obtenant la meilleure note du continent en engagement des étudiants. L’Université du Rwanda, quant à elle, se positionne à la 6ᵉ place.
Le Nigeria se distingue également, avec Landmark University qui décroche la première place en matière de leadership éthique.
L’absence remarquée des universités congolaises
Malgré une dynamique académique croissante en RDC, aucune institution congolaise ne figure parmi les 100 meilleures. Cette absence pose des questions sur la compétitivité des universités du pays face aux standards internationaux, notamment en termes de financement, d’accès aux ressources et d’impact de la recherche.
Un défi à relever pour l’enseignement supérieur congolais
Alors que des pays comme le Rwanda, le Ghana et l’Ouganda réussissent à améliorer leur position grâce à des réformes et des investissements stratégiques, les universités congolaises peinent encore à s’imposer sur la scène régionale. L’enjeu est crucial : renforcer la gouvernance universitaire, favoriser la recherche collaborative et améliorer les infrastructures pour espérer un jour figurer parmi l’élite académique africaine.