Afrique : Des gestionnaires formés pour protéger les sites du patrimoine culturel mondial

22 janvier 2025 – 13h35

En Afrique subsaharienne, les gestionnaires de six sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ont récemment bénéficié d’une formation ciblée sur la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles et sur les systèmes de protection de ces sites emblématiques.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement des capacités en matière de gestion des risques et de système de protection en Afrique », mis en œuvre par l’UNESCO, l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et restauration des biens culturels) et l’École du patrimoine africain (EPA), avec le soutien financier des Pays-Bas.

La formation, combinant des sessions en ligne et en présentiel, s’est tenue en décembre dernier aux Palais royaux d’Abomey, au Bénin. Elle a regroupé des gestionnaires des sites suivants : la Ville historique de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire), l’Île de Saint-Louis (Sénégal), les Palais royaux d’Abomey (Bénin), les Tombes des rois du Buganda à Kasubi (Ouganda), la Ville de pierre de Zanzibar (Tanzanie) et Koutammakou (Togo/Bénin).

Un moment fort de la session en présentiel a été la rencontre avec le chef des sapeurs-pompiers du département du Zou, où se situent les Palais royaux d’Abomey. Les participants ont pu tirer des enseignements concrets de l’incendie qui a frappé ce site en août 2018, illustrant ainsi l’importance de la préparation et de la réponse rapide face aux catastrophes.

Les risques climatiques tels que les tempêtes, inondations, sécheresses, incendies de forêt et températures extrêmes représentent une menace croissante pour les sites du patrimoine en Afrique. Selon l’UNESCO, l’absence de systèmes de gestion des risques et de dispositifs de protection accentue les effets destructeurs de ces catastrophes, entraînant parfois la perte irréversible de patrimoines culturels essentiels.

Cette formation marque une étape importante dans la préservation des richesses historiques et culturelles du continent, qui représentent non seulement des symboles d’identité et de tradition, mais également des ressources indispensables pour le développement socio-économique des communautés locales.

La rédaction 

source: dpa news

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