Les étudiants en médecine du Maroc sont en grève depuis janvier 2024 pour protester contre la réduction de la durée de leur formation, passant de sept à six ans. Malgré les mesures répressives du gouvernement, comme des audiences disciplinaires et des menaces d’expulsion, leur mouvement ne faiblit pas.
La Commission nationale des étudiants en médecine, dentisterie et pharmacie du Maroc accuse le gouvernement de violations des droits de l’homme et de refus de dialogue. La Fédération Nationale de l’Enseignement a également critiqué le gouvernement pour avoir dissous les clubs étudiants et interdit leurs activités, aggravant ainsi les tensions. Le Centre Marocain des Droits de l’Homme suit la situation de près, mettant en doute les motivations politiques avancées par le gouvernement pour expliquer la grève.
Dans un communiqué du 1er avril publié sur la page Facebook officielle de la Commission nationale des étudiants en médecine, dentisterie et pharmacie du Maroc, une “Marche de Résilience” nationale est annoncée pour le 25 avril. Des manifestations locales sur les campus continueront également contre les changements de politique que les étudiants estiment les affecter, notamment la réduction de la durée de la formation médicale de sept à six ans dans neuf établissements publics et privés.
Dans le post Facebook, la commission accuse également le gouvernement de violations des droits de l’homme, dont son refus de négocier avec les étudiants, son absence de réponse aux demandes de réunion des étudiants et sa campagne médiatique visant à “diffamer” les étudiants et à les présenter comme ayant des “agendas suspects”.
En plus d’une attaque médiatique, la pression du gouvernement sur les étudiants comprend des “menaces explicites d’expulsion et une pression psychologique sur les étudiants en boycott et leurs familles”, selon le post Facebook.
Par exemple, 66 étudiants, dont beaucoup sont des représentants de la commission, ont été convoqués devant des conseils disciplinaires. “Les décisions initiales des conseils disciplinaires étaient de suspendre 20 étudiants de leurs études et de leur participation aux activités liées aux étudiants pour des périodes allant d’un à deux ans”, selon le post.
Face à cette mobilisation, plusieurs partis politiques et syndicats ont appelé à un dialogue entre les étudiants et le gouvernement. Le ministre de l’Enseignement Supérieur défend la réduction de la durée de la formation, arguant qu’elle sert les intérêts nationaux en répondant à la pénurie de professionnels de la santé. Cependant, les étudiants restent déterminés, demandant un dialogue sérieux pour résoudre ce différend croissant.
Article original: universityworldnews.com