La sous-représentation des revues africaines dans les bases de données d’indexation : un défi pour la visibilité scientifique

Dans le paysage académique mondial, l’indexation des revues scientifiques est un enjeu majeur pour la visibilité et la crédibilité des chercheurs.

L’indexation des revues, des articles, de leurs auteurs et institutions est la visibilité de ces derniers dans des bases des données bibliographiques, reconnues et pérennes. L’indexation est différente de facteur d’impact, le facteur d’impact d’une revue mesure l’importance de cette revue en matière de citation des articles qui y sont publiés sur une période de 3 ans. Il existe plusieurs plateformes d’indexation, certaines sont pluridisciplinaires tels que Web of science, DOAJ (pour les journaux à libre accès), Scopus, DRJI et Crossref et d’autres spécialisés tels PubMed, GeoRef, etc. Cependant les critères de sélection diffèrent les uns des autres. Web of science et Scopus sont très sélectifs.

Une étude récente met en lumière la sous-représentation alarmante des revues africaines dans les bases de données d’indexation telles que Web of Science et Scopus. Selon TOLUWASE VICTOR ASUBIARO et SODIQ ONAOLAPO (2023), les revues provenant des États-Unis, des Pays-Bas et du Royaume-Uni sont surreprésentées dans ces bases de données, tandis que la plupart des autres pays, notamment ceux d’Afrique, sont largement sous-représentés. Cette disparité est également observée au niveau linguistique, où les revues anglophones dominent.

Cette sous-représentation a des conséquences majeures sur la visibilité et la réputation des sources africaines de communication savante, enfermant les chercheurs du continent dans un système de publication défini par un ensemble restreint de revues internationales. Pour remédier à cette situation, il est crucial de mettre en place des systèmes de sélection plus inclusifs, permettant une meilleure représentation des revues non européennes et nord-américaines. Il est également nécessaire de trouver un équilibre en suggérant que les acteurs de la recherche en Afrique améliorent l’infrastructure des revues universitaires et les systèmes de publication en Afrique.

Richard Risasi

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