Une étude récente dirigée par des scientifiques de l’Université d’Ottawa pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre le cancer du sein métastatique.
Cette recherche, menée par la Dre Julie St-Pierre de la Faculté de médecine, se concentre sur le rôle des mitochondries, les « centrales énergétiques » des cellules, dans la progression du cancer.
Les mitochondries, en perpétuel mouvement de fusion et de division, jouent un rôle inattendu dans la capacité des cellules cancéreuses à se propager. Les travaux publiés dans Science Advances montrent que l’allongement des mitochondries dans les cellules cancéreuses pourrait freiner leur potentiel métastatique. « Nos résultats suggèrent qu’en augmentant la longueur des mitochondries dans les cellules de cancer du sein, leur capacité à métastaser diminue », explique la Dre St-Pierre.
Pour renforcer cet effet, l’équipe de recherche a même trouvé un moyen d’utiliser un médicament existant, la leflunomide, couramment prescrit contre les rhumatismes. Ce médicament, déjà approuvé au Canada et aux États-Unis, pourrait être utilisé pour étendre les mitochondries des cellules cancéreuses et, potentiellement, ralentir leur propagation.
En collaboration avec le Dr Peter Siegel de l’Université McGill et la Dre Mireille Khacho, experte en dynamique mitochondriale, cette étude représente une avancée majeure dans la lutte contre le cancer du sein, l’un des cancers les plus diagnostiqués chez les femmes dans le monde. Soutenus par les Instituts de recherche en santé du Canada, les chercheurs espèrent maintenant que leurs découvertes pourront rapidement mener à des essais cliniques pour vérifier l’efficacité de cette approche.
Pour les patientes atteintes de cancer du sein, ces résultats offrent une lueur d’espoir : une stratégie innovante qui pourrait, un jour, limiter les risques de récidive et améliorer les traitements existants contre la maladie.
Source: Université d’Ottawa