Dans une série d’événements tragiques, l’Université Kongo, située dans la province du Kongo Central, a été le théâtre d’un affrontement mortel entre étudiants et militaires de la Garde républicaine.
Le 26 avril dernier, sur le campus de Kisantu, un conflit a éclaté entre les deux parties, laissant une étudiante en médecine de deuxième année mortellement blessée. L’étudiante, engagée dans une altercation avec les forces de sécurité, a été touchée par une balle et a rendu l’âme ce jeudi à l’hôpital Saint-Luc de la région. Selon les rapports médicaux, elle a été atteinte au fémur et au bassin, subissant des blessures graves qui ont finalement entraîné sa mort.
Les circonstances de cette tragédie remontent à quelques jours avant l’incident, lorsqu’une veillée mortuaire était organisée sur le campus en mémoire d’un étudiant décédé par noyade dans la rivière Inkisi. Les autorités militaires, dépêchées pour assurer la sécurité pendant cet événement, ont tenté de disperser les groupes d’étudiants réunis sur place. Cette tentative de dispersion a rapidement dégénéré en affrontement, aboutissant à l’usage de la force létale.
Kisantu, considéré comme un bastion de l’enseignement supérieur dans la région, est profondément choqué par cet événement. La communauté estudiantine congolaise au travers la Représentation des Etudiants Congolais, REC en sigle, dénonce fermement cet acte de violence, qualifiant l’incident de barbarie inacceptable. Les étudiants exigent que justice soit rendue pour la perte tragique de leur camarade et réclament des mesures pour garantir la sécurité sur le campus.
La rédaction