L’Afrique du Sud s’est de nouveau imposée comme le leader de l’enseignement supérieur en Afrique, certaines de ses universités étant les mieux dotées et les plus durables du continent.
Ces institutions bénéficient d’un écosystème de recherche florissant soutenu par des partenariats internationaux, selon la 21e édition du QS World University Rankings 2025.
Les classements publiés le 4 juin ont évalué 40 universités africaines. L’Afrique du Sud compte 11 universités dans cette liste, dont cinq figurent parmi les 500 meilleures et une dans le top 200. Quatre de ces institutions figurent parmi les 50 meilleures au monde dans l’indice de réseau de recherche international, plaçant l’Afrique du Sud au quatrième rang mondial dans cet indicateur, après le Royaume-Uni, les États-Unis et la France.
L’Égypte se distingue par le plus grand nombre d’universités classées sur le continent, avec 15 institutions, dont deux dans le top 500. Huit autres pays africains sont représentés : la Tunisie avec quatre universités, le Ghana, le Kenya et le Nigeria avec deux chacun, et l’Éthiopie, le Maroc, le Soudan et l’Ouganda avec une université chacun.
Qui est en tête de liste ?
Le groupe africain est dirigé par l’Université du Cap (UCT), classée 171e au niveau mondial, soit deux places de plus que l’année précédente. Parmi les 500 meilleures universités mondiales figurent également l’Université du Witwatersrand (Wits) (267), l’Université de Stellenbosch (SU) (296), l’Université de Johannesburg (UJ) (312), l’Université du Caire (350), l’Université de Pretoria (UP) (354) et l’Université américaine du Caire (410).
Selon QS Quacquarelli Symonds, 21 universités africaines se trouvent parmi les 1 000 meilleures au monde, contre 18 l’année dernière. L’Université du KwaZulu-Natal est classée 587e, l’Université Ain Shams d’Égypte 592e, et l’Université d’Addis-Abeba en Éthiopie, meilleure université subsaharienne en dehors de l’Afrique du Sud, est classée dans la tranche mondiale 771-780, partageant cette position avec l’Université de Tunis El Manar en Tunisie. L’Université d’Alexandrie en Égypte se classe 801-850 au niveau mondial.
Sur quoi étaient-elles classées ?
Les universités ont été évaluées sur neuf indicateurs, dont la réputation académique, la réputation auprès des employeurs, le ratio faculté-étudiants, le ratio de citations par faculté et le ratio de faculté internationale. D’autres indicateurs incluent le ratio d’étudiants internationaux, le réseau de recherche international, les résultats en matière d’emploi et la durabilité.
Ben Sowter, vice-président senior de QS, souligne que les résultats reposent sur l’analyse de 17 millions d’articles académiques et les avis de plus de 280 000 universitaires et employeurs. Cette année, 1 500 universités de 106 systèmes d’enseignement supérieur sont incluses dans les classements.
Employabilité des diplômés
L’Ouganda se distingue dans les classements pour les résultats en matière d’emploi, avec un score de 98,3, surpassant la moyenne mondiale. Wits et UCT figurent également parmi les 50 meilleures universités mondiales dans l’indice d’employabilité, se classant respectivement 18e et 46e.
L’Afrique du Sud mène également la recherche africaine, ses 11 universités listées occupant les premières positions du continent pour les citations par faculté. Les meilleures performances sont réalisées par SU (190), UCT (294), Wits (432) et UJ (499).
Durabilité
En termes de durabilité, un indicateur apparu pour la deuxième année, UCT et Wits se démarquent par des améliorations notables, se classant respectivement 50e et 127e au niveau mondial. Ces succès montrent que les institutions africaines, souvent les plus touchées par le changement climatique, peuvent réaliser des progrès significatifs si les étudiants exigent davantage d’action et de transparence.
Alors que les universités africaines continuent de progresser, le Massachusetts Institute of Technology domine le classement mondial, suivi par l’Imperial College London et l’Université d’Oxford.
La rédaction
Source : University world news