Kinshasa, le 12 juin 2024- C’est dans une ambiance solennelle que s’est déroulée hier le 11 juin 2024, l’investiture du nouveau gouvernement SUMINWA à l’Assemblée nationale.
Présidée par l’Honorable Président Vital Kamerhe, l’Assemblée nationale a reçu 54 membres du gouvernement, menés par la Première Ministre Madame Judith SUMINWA.
Le programme d’actions du gouvernement, articulé autour de 6 piliers stratégiques, a été présenté dans ses grandes lignes. Si les priorités affichées comme la création d’emplois, la sécurisation du territoire ou l’aménagement étaient plutôt attendues, c’est le 4ème pilier consacré à l’accès aux services sociaux de base qui a particulièrement retenu l’attention du monde académique et universitaire.
En effet, le volet enseignement supérieur et universitaire, piloté par la Ministre Professeure Marie-Thérèse Sombo Ayanne Mukuna, s’est vu assigner des objectifs ambitieux pour les 5 prochaines années. Tout d’abord, un vaste chantier de construction, réhabilitation et équipement des établissements est programmé sur l’ensemble du territoire. Une nécessité criante tant les conditions d’études dans de nombreuses institutions relèvent du défi.
Ensuite, le gouvernement entend procéder à l’évaluation du système Licence-Master-Doctorat (LMD) mis en place depuis 2021. Une réforme qui avait suscité moult remous et dont la mise en œuvre prairie encore la route. C’est d’ailleurs sur ce point qu’un vif débat s’est engagé vers la fin de la cérémonie d’investiture.
L’Honorable NKOY AMPANGO, député de la grande province de l’Équateur, a en effet vivement critiqué le système LMD, le qualifiant « d’un système diabolique, qui vient détruire l’education des jeunes congolais, système inadapté aux réalités du pays ». Selon lui, les préalables nécessaires à son instauration n’ayant pas été remplis, ce système d’enseignement calqué sur les standards internationaux n’a « fait qu’aggraver la crise » dans les universités congolaises. Il a donc solennellement demandé son abolition pure et simple. L’Universitésactu.cd espère simplement que la bonne décision sera prise par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire dans le sens d’améliorer notre système d’enseignement.
Au rayon des autres priorités, le gouvernement prévoit la sécurisation et l’assainissement des sites universitaires, y compris la réhabilitation des résidences des professeurs. Un volet « recherche » avec la construction et l’équipement des infrastructures dédiées est également inscrit au programme.
Autant d’ambitions qu’il faudra évidemment concrétiser sur le terrain et financer à hauteur des besoins. Des défis de taille pour le secteur stratégique que représente l’enseignement supérieur, creuset des futures élites nationales. Nul doute que les prochains mois s’annoncent bouillonnants au sein de la communauté universitaire congolaise.
La rédaction