La tension monte à l’Université Pédagogique Nationale (UPN) à Kinshasa, alors que les cadres scientifiques et administratifs ont entamé une grève sèche pour revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail. Ce mouvement, initié par le banc syndical du secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), s’inscrit dans le cadre légal des droits syndicaux garantis par la Constitution.
Dans une déclaration officielle, Christian Andinga Nongo Ideolo, président de l’Association des Cadres Scientifiques de l’UPN (ACS-UPN) et vice-président du Collectif des ACS de la République Démocratique du Congo (RDC), a appelé à l’unité et à la vigilance au sein de la communauté scientifique.
Le contexte de la grève
Le mouvement syndical vise principalement l’application des résolutions issues des assises de Bibwa I et II, qui concernent l’amélioration des conditions des travailleurs de l’ESU. Pour le président de l’ACS-UPN, ce n’est pas une opposition au gouvernement ni à l’administration de l’université, mais plutôt un partenariat visant à trouver des solutions durables aux problèmes structurels du secteur.
Dans son adresse, Christian Andinga a tenu à rappeler que l’ACS-UPN est une organisation syndicale, apolitique, et ne doit pas être détournée à des fins personnelles ou politiques. Il a fustigé les accusations de corruption portées contre les représentants syndicaux, qu’il qualifie de rumeurs malveillantes circulant sur les réseaux sociaux.
Un appel à l’unité et à la responsabilité
Le président a exhorté les membres de la communauté scientifique à rester solidaires face aux défis actuels. Il a dénoncé les comportements visant à diviser les cadres scientifiques pour des intérêts individuels, soulignant que l’objectif principal reste l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous.
« Quittons cet esprit diabolique de vouloir nuire aux autres pour un positionnement que ce soit à l’interne ou à l’externe », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que toute personne ayant des preuves de corruption doit les présenter.
Un engagement syndical constant
Le comité directeur de l’ACS-UPN s’est engagé à participer activement à toutes les réunions du banc syndical de l’ESU et à informer régulièrement ses membres des avancées des discussions avec le gouvernement.
Le soutien à la lutte syndicale
Malgré les tensions internes et externes, l’ACS-UPN réaffirme son soutien total aux revendications des bases syndicales. « La détermination syndicale et l’amour de servir les autres doivent nous caractériser en ce moment de tumulte », a martelé Christian Andinga.
Le mouvement de grève à l’UPN illustre les défis croissants auxquels fait face l’enseignement supérieur en RDC. Alors que le dialogue entre les syndicats et le gouvernement se poursuit, les regards restent braqués sur l’issue de cette mobilisation, qui pourrait définir l’avenir des conditions de travail dans le secteur de l’ESU.
La rédaction