L’Afrique se trouve à un tournant crucial : elle doit entreprendre une révolution des compétences pour embrasser pleinement le pouvoir de la science, de la technologie et de l’innovation (STI), a déclaré Lise Korsten, présidente de l’Académie africaine des sciences (AAS).
Au cœur d’une table ronde préalable au lancement du plan stratégique quinquennal de l’AAS, des experts ont souligné l’impératif de doter le continent d’un vivier de compétences diversifiées. « Nous avons la population la plus jeune au monde, un atout que nous devons exploiter en développant des compétences uniques et variées », a insisté Korsten.
Le plan stratégique 2023-2027 de l’AAS vise à utiliser la science pour répondre aux défis économiques et sociaux de l’Afrique. En mettant l’accent sur des domaines clés tels que la santé, l’environnement, et les sciences sociales, l’académie ambitionne de renforcer les capacités locales et de favoriser la collaboration internationale.
Un point crucial de cette initiative réside dans le recrutement de scientifiques africains talentueux vivant à l’étranger. Peggy Oti-Boateng, directrice exécutive de l’AAS, souligne l’importance de cette démarche pour enrichir le bassin de compétences du continent.
Toutefois, les défis restent nombreux. Malgré les progrès réalisés, le continent africain ne compte que 125 chercheurs pour un million d’habitants, loin derrière la moyenne mondiale. Cette lacune souligne l’urgence d’investir davantage dans la recherche et l’innovation en Afrique.
Le plan stratégique de l’AAS est aligné sur les objectifs de développement durable des Nations unies et sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il vise à faire de la science un moteur de développement durable, en encourageant notamment la diplomatie scientifique et l’accès équitable aux connaissances.
En conclusion, la révolution des compétences en Afrique est un impératif pour libérer tout le potentiel du continent. L’AAS, forte de son nouveau plan stratégique, est déterminée à jouer un rôle moteur dans cette transformation cruciale.
Article original: university world news